Faire connaître l'Histoire des Soninké - Valoriser la culture et la langue Soninké.
 


Les GESSERE



Ganda FADIGA, musicien et louangeur Soninké (né en 1949 à Maréna Diombokho au Mali, décédé le 19/09/2009 à Paris à l'âge de 60 ans), s'est forgé, au fil de sa carrière, l'image et la stature d'un dépositaire respecté de la culture soninké.

Les GESSERE.

«Tant que les lions n'auront pas de griots pour chanter leurs hauts faits, les histoires de chasse, continueront d'être chanter pour la gloire des chasseurs».

D’après la légende, Dinga était accompagné d’un compagnon fidèle nommé Guendounnan qui, monté à cheval comme lui, le suivait partout pendant toutes ses randonnées. Il chantait et récitait son origine, ses combats et ses victoires. Ce personnage fut dit « dimo », terme ancien pour designer le gessere, encore utilisé aujourd’hui dans les récits traditionnels des Soninké.





Toponymie du pays Soninké (Cercle de Nioro du sahel).


Toponymie du pays Soninké (Cercle de Nioro du sahel).


Cercle de Nioro du Sahel.

« Le problème des hommes, c'est qu'ils négligent leur propre champ pour aller ensemencer celui des autres. »

Les noms des villages Soninké ont quelquefois une étymologie intéressante. La plupart sont en langue Soninké.
Les uns sont tirés de noms d’animaux :
- Tourourou (« le repaire des éléphants »)
- Tourougoumbé (« la brousse aux éléphants »)
- Diguéra (« le lieu où vont les boucs »)
- Goumbo-Dabo (« la vache sans cornes des Dabo »)
- Méné-Méné (« l’endroit plein de petites fourmis »)
D’autres se rapportent à une particularité topographique ou géographique :
- Fossé (« la vallée »)
- Segué (« qui est élevé »)
- Lamé ou Lambé (« la rivière »)
- Khakanou (« la veine de terre rouge »)
- Bouli (« le monticule »)





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
VI. Le yenendi (Simiri) des Sorko du Niger.(Ou les évocations du culte de Bida).

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
VI. Le yenendi (Simiri) des Sorko du Niger.(Ou les évocations du culte de Bida).
(Selon les livres:
- La religion et la magie Songhay.
- l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré.)


Photo: Cérémonie de sacrifice sur un vase, le hampi.

Le culte de Bida fut abandonné par les Soninké convertis et dispersés qui ne purent rétablir leur autorité politique. Certains clans furent intégrés lors de l’organisation de l’empire du Mali, où ils acquirent le titre de « marabouts du Mandé ».
Ce culte est nettement mémorisé au Mali, comme nous l’a révélé Diarra Sylla, lors de la réfection septennale du sanctuaire de Kangaba. Il en est de même, d’autre, dans une région bien éloignée du Mandé où d’autres Soninké se sont refugiés, fuyant la sécheresse. Il s’agit du yenendi, rite annuel le plus important des Sorko du Niger, qui a pour but d’obtenir des puissances spirituelles, Torou, la pluie nécessaire aux récoltes.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
V. La « petite enclume ».

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
V. La « petite enclume ».
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).



Photo: Enclume portative Dogon (dessin de J. Jean-Charles).

a) Les Sinayogo, dits aussi Togora, sont les responsables d’un autel portatif dit kurâ le, « petite enclume ». Il n’existe qu’un seul exemplaire de cet autel, qui est toujours placé sous la garde du plus âgé des chefs de lignages de cette famille. Il peut donc être amené à changer de lieu d’affectation après la mort du responsable.
Le culte de cette enclume vaut pour l’ensemble du groupe ethnique vivant au Mandé et pour tout ce qui le concerne. Nous donnons ci-après le rite très ancien qui a présidé à la confection et à la consécration de cet autel.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
IV. L’ « enclume » dans les falaises de Bandiagara.

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
IV. L’ « enclume » dans les falaises de Bandiagara.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).



Photo: Rocher mythique Dogon dans les falaises de Bandiagara.

Si nous insistons sur ces représentations et sur les rituels qui les accompagnent dans la haute Vallée du Niger, c’est parce que, encore actuellement, les mêmes interprétations de terrain (qui sont des symboles considérés comme très anciens et fondamentaux, car ils ne sont pas construits de la main de l’homme) se retrouvent chez les Dogon.
Ceux-ci ont déclaré que leurs ancêtres vivaient autrefois au nord de Tombouctou dans une région nommée Djigou, qui ne figure pas sur les cartes actuelles. Lorsqu’ils ont dû abandonner le Wagadou, certains traversèrent le lac Débo aidés par des piroguiers, ancêtres des Bozo, qui avaient occupé les lieux. (C’est là qu’aurait été scellée la très forte alliance cathartique qui unit, encore aujourd’hui, les Dogon et les Bozo).





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
III. L’« enclume » de Nyenguéma.


Photo: rocher mythique des monts mandingues.

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
III. L’« enclume » de Nyenguéma.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Le grand centre des Kamara est Dankassa ; cette famille a fondé également Bankoumana, Bali, Sibi, Kolé, Guéna, Nyenguéma, Tabou. Dans chacune de ces agglomérations siégeait une importante société d’initiation du Komo ; quand il y avait élection ou cérémonie, tous les sociétaires de ces divers villages étaient prévenus et convoqués.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
II. L'« oiseau » de Krina.


Photo: Le vautour, associé à la connaissance « céleste »

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
II. L'« oiseau » de Krina.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Le culte assumé au Mandé par les Kamissoko, celui de l’«oiseau » kono de Krina, et rendu par eux au vautour légendaire, qui accompagnait Dinga lors de son périple, et qui a conduit Diabé Cissé et ses frères lorsqu’ils ont quitté Sonna (Assouan) pour aller s’installer dans le sahel, non loin de Dalangoumbé. Ce culte était assumé au Wagadou par les ancêtres des Kamissoko, qui résidaient à l’époque dans la région de Méma.





Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
I. Le Sanctuaire de Kangaba.


Photo: Réfection septennale toiture de la case sacrée de Kangaba (appelée Kama Bolon)

Transfert des cultes Soninké et Kakolo.
I.Le Sanctuaire de Kangaba.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

Introduction : Nous avons vu que cinq clans Kakolo, qui avaient exercé une certaine autorité dans le Wagadou, sont dits blaw : les Kamara, Kamissoko, Doumbia (ou Sissoko), Bagayogo et Sinayoko (ou Danyogo). Implantées très anciennement dans la région du Mandé, y avaient transporté leurs cultes en même temps que leurs ressortissants devenaient « maitres de la terre ». La devise des cinq familles blaw est blaw mâsa so loolu, « les cinq maisons des chefs blaw ». Chacune d’elle est responsable encore actuellement d’un ou plusieurs cultes particuliers, dont l’origine est antérieure à l’occupation du Mandé et qui furent donc importés du Wagadou, soit par exemple :
- Kono à Krina pour les Kamissoko,
- Benba à Dankassa pour les Kamara,
- Soda à Nyenguéma pour les Kamara et à Karatabougou pour les Doumbia,
- Kuranle à Balandougou pour les Sinayoko.
Ces divers cultes, kono, benba, soda, etc. sont encore en vigueur aujourd’hui. Ils contribuent à affermir la cohésion sociale et la solidarité économique qui lient les membres de ces diverses familles, et à leur conserver leur spécificité…

I. Le Sanctuaire de Kangaba.
Lorsque certains clans se sont réfugiés au Mandé, cette région avait été déjà partiellement occupée par des Traoré.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.(suite).
V. Rites collectifs ---- VI. Rites Familiaux.


Photo: Couple de masques Soninké.

Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
V. Rites collectifs --- VI. Rites Familiaux.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

V. Rites collectifs.
Chaque patriarche chef de lignage noble, wage, sacrifiait chaque année un taureau à l’ouest du village. Les Soninké procédaient à des rites importants à la fin de la septième lune du calendrier Soninké. Il s’agit de la lune dite du dyomine au cours de laquelle arrivaient au Sahel les oiseaux migrateurs, notamment l’aigrette blanche et les cigognes. Ces oiseaux annonçaient l’hivernage :
- il pleuvait à la huitième lune ;
- leur présence était aussi associée à l’apparition des Pléiades, car lorsque ces dernières disparaissaient, les cigognes repartaient.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.(suite).
III. Rites de Pluie ...... IV. Les jarres de Dinga.



Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
III. Rites de Pluie. IV. Les jarres de Dinga.
(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

III. Rites de Pluie.
Les rites de pluie étaient réalisés par divers groupes. Il convient de rappeler ici l’origine que leur accorde la tradition et les caractéristiques des louches ou cuillers de métal, kasi, utilisées par certains officiants. Nous rappelons d’abord celle de Dinga dite « porc-épic », qui était gravée de signes. Au Wagadou, on en distinguait quatre majeures, également gravées de signes et symboliquement mises en relation avec les quatre « éléments » de base :
- En or, symbole de celle qui fut donnée à Térékiné par Dinga avec toutes les recettes de thaumaturgie ;
- En argent blanc pour les Tounkara, clan Kousa, qui s’occupaient de la pluie et du vent ;
- En cuivre rouge, donnée à Tirikala Sogouna, cordonnier ;
- En fer noir, confiée aux Karo.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo (suite).
II.La pierre de Dyenguèdé.




Introduction : Ari est le nom donné au Dieu suprême par les Soninké. S’il n’est pas mentionné dans le texte de Diarra Sylla, il apparait dans celui qu’a énoncé Diaowé Simagha, de façon révélatrice sur sa primauté et son importance. Lorsque le héros, Marain Diagou, poussé par les généalogistes des Kousa, se décide à venger son père en allant attaquer le tyran Garaghé qui avait fait injustement exécuter ce dernier, il va tout d’abord voir sa mère et sa sœur. Celles-ci l’encouragent par trois fois, en lui disant : « Diagou Doumbé Marain, Dieu te sera propice » (Diagou Doumbé Marain hari na a sira a maxa).
Et s’il part alors « se faire traiter » pour affronter Garaghé, c’est grâce à Dinga, l’ancêtre traditionnel apical, qu’il parviendra à acquérir les forces nécessaires.

II. La « pierre » de Dyenguèdé.
Le culte le plus ancien des Kakolo, celui de « l’enclume » mythique dite « pierre de Dyenguèdé », resta assumé par eux pendant toute la durée de l’empire Soninké du Wagadou.





Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
I. Culte de Bida.




Cultes et rites des Soninké et des Kakolo.
I. Culte de Bida.

(Selon le livre « l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré »).

L’interdit fondamental du culte de Bida était, pour les Soninké de deux sexes, le mariage ou toute relation sexuelle avec un partenaire peul.
Nous avons vu que le gouffre labyrinthe où vivait Bida était gardé nuit et jour par des Kousa dont le quartier s’édifia tout à coté, afin que soit respecté cet interdit : nul n’avait jamais le droit de s’en approcher. Personne n’a jamais bu ni utilisé l’eau du gouffre, à l’exception très rare de soins apportés à certaines maladies.
Dans des cas exceptionnels, Bida sortait du gouffre et les wage le voyaient en général dans leur demeure ; s’il se trouvait dans la chambre d’une femme, il annonçait une naissance. Si on le rencontrait dans la brousse, il annonçait un décès.





Musique Soninké:Touré Kunda

Clip E'mma du groupe Touré Kunda

Nés en 1950 à Ziguinchor en Casamance, à vingt-deux jours d’intervalle (ils sont frères du même père), Ismaïla et Sixu Tidiane Touré ont été initiés à la musique par leur frère aîné Amadou, également chanteur et musicien.
Leur premier album, Ismaïla do Sixu, aujourd'hui introuvable, sort en 1979. Les deux frères, qui prévoient alors d'intégrer d'autres membres de leur famille à leur projet musical, décident de nommer leur groupe Touré Kunda, en Soninké, une des langues parlées au Sénégal, Famille Touré (aussi traduit par Famille Éléphant, leur nom de famille se traduisant ainsi dans cette langue).
Leur deuxième album, E'mma Africa, sort en 1980, suivi par Touré Kunda en 1982. En 1985, après le décès de leur frère et mentor Amadou, Ismael et Sixu partent en tournée à travers l’Afrique. Entre temps, ils sont rejoints par Ousmane, un autre frère qui quittera plus tard le groupe.
En 1999 sort l’album Légendes qui retrace les 20 ans de carrière du groupe. Peu après, ils participent à l’album Supernaturel de Carlos Santana et partent en tournée avec lui. En 2000, sort leur dernier album : Terra Saabi.




Culture: Peinture Soninké

Exposition d'une cooperative de femmes Soninké.








De l'art Soninké...





Culture: Hommage de Oumou SANGARE au peuple Soninké



Clip Sukunyali : Oumou Sangaré, Hommage au peuple soninké.

Oumou Sangaré est une chanteuse malienne, née le 2 février 1968 à Bamako (Mali).






Proverbes et citations Soninké.

Proverbes et citations Soninké. En soninké et leurs traductions en Français

Fare ga n’an danpu, an xa ga n’a danpu : xa su nya faru.
Si un âne te donne une ruade et que tu la lui rends : vous devenez tous deux des ânes.



Poème : « LE KAYA-MAGAN » de Léopold Sédar Senghor.



Poème : « LE KAYA-MAGAN » de Léopold Sédar Senghor.
En faisant des recherches sur « Soninkaxu » j'ai eu la surprise de découvrir ce poème de Léopold Sédar Senghor, Homme d'Etat Sénégalais, écrivain et surtout célèbre immortel.
Après l’avoir lu et relit, je trouve que « Kayan Magan » est un des poèmes de Senghor le moins connu, pourtant il mérite toute notre attention.
Agréablement surpris, je ne pus donc m’empêcher de le partager ici en souhaitant qu’il vous donne autant d’intérêt et de plaisir qu’à moi.
Le poème(« LE KAYA-MAGAN » ) se présente comme une autocélébration.





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