Faire connaître l'Histoire des Soninké - Valoriser la culture et la langue Soninké.
 


Les Kousa.



Les Kousa: Tounkara, Soumaré, Koumaré, Kanko.
Les Kusantagé: Simagha, Sagoné, Saaresi.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).


« Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

Comme nous l’avons vu, certains membres des occupants vaincus et assimilés par Dinga l’avaient accompagné lors de son retour à Sonna (Assouan). Certains d’entre eux sont revenus avec Diabé jusque dans le sahel et ont assisté, notamment, à la prestation de serment de ce dernier à Bida.
Lorsque la pluie était tombée, les captifs ramassaient les paillettes d’or dans les cours d’eau, sous la surveillance des membres de ce groupe, qui les recueillaient dans des sacoches de cuir et les rapportaient à Diabé. Ce dernier avait réuni tous les wage qui l’avaient accompagné et leur avait déclaré que ces collecteurs étaient des guerriers nommés Kousa, qui s’occuperaient des « affaires » du Wagadou et interviendraient à titre d’exécutants dans les cérémonies religieuses, familiales (mariages et funérailles).
(Voir aussi la version : de l’origine, de l’organisation sociale et politique des Kousa recueillie et publiée par C. MEILLASSOUS dans La dispersion des Kousa ainsi que les informations sur leurs généalogistes kusantage).





Les Kakolo (ou Kagoro).



Les Kakolo (ou Kagoro) .
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Les Kakolo, qui parlaient une langue particulière, comptaient aux origines trois grandes familles, devenues des clans, que l’on nomme : Kamara Kamafaga, Kamara Dansoko et Fofana Boiguillé.
Parallèlement, une tradition transmise par le généalogiste kakolo Djei-Baba Cissoko dit que les familles originelles des Kakolo sont au nombre de trois, dont seraient issues les autres : Kamara, Fofana et Magassa.
« D’après Y.T. Cissé, seraient d’origines Kakolo : les Konaté-Konaré, les Kwaté (Kouyaté), les Bonboté, les Timité, les Koté, les Boité, les Tinkoté, les Dyité, les Nyakaté, les Kamara, les Kanté, les Kamité, les Danté, les Kanouté, les Sinyaté, les Kané, les Mariko, les Bamba, les Koita, les Nomoko, etc. Ce sont ces clans qui ont constitués sous les règnes successifs des empereurs du Wagadou le peuple Kakolo ».
-Selon la tradition de Yéréré, les Kakolo comptaient de nombreuses familles et occupaient un très large espace du Sahel. Leur nom signifierait « anciennement » ; d’après une étymologie malinké, on dit d’eux : ceux qui étaient ici anciennement »





Les karo. Le nom de famille Baradyi (origine et histoire).



(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Les karo.
Les karo étaient un groupe important de Kakolo qui vivait à l’époque dans l’actuel Kaarta.
Ils s’étaient sédentarisés en partie, car ils devinrent cultivateurs. Et ils avaient guerroyé, pour défendre leur territoire contre les ethnies voisines avant l’arrivée de Dinga :
celui-ci avait vaincu les autres Kakolo, dont les Kousa, mais ne s’était pas attaqué aux Karo.
Car ces derniers étaient considérés comme « maitre du pays » dans toute la région en tant que premiers cultivateurs, possédant les « secrets » des plantes alimentaires, et effectuant certains rites pour la pluie.





Les Tarawélé ou Traoré, Koné ou Konté.



Tarawélé ou Traoré, Koné ou Konté.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Le clan Tarawélé, integré aux quarante-quatre clans reconnus par la tradition Soninké a toujours fait l’objet d’un régime particulier.
Après que Diabé Cissé ait fondé Koumbi, il est allé occuper un pays situé au sud de Kita qui fut nommé Fadougou et où se trouvait un groupe important de chasseurs nomades.
La majorité des Tarawélé vivait à l’époque dans le Djimbala, situé prés du lac Faguibine : ce groupe serait venu en partie avec Dinga et avec les guerriers que ce dernier avait vaincus lors de ses conquêtes et intégrés à ses troupes.
A cette époque, il n’y avait pas, rappelons-le, de nom de clan : ces chasseurs qui se disaient « enfant de la chasse », kaña remme (en Soninké), ne se sont jamais sédentarisés du temps de l’empire du Wagadou, mais, comme d’autres, ils ont pris un nom patronymique, Tarawélé, après l’occupation des lieux par Diabé.





Moudou Touré. Le nom de famille TOURE.



Moudou Touré. Le nom de famille TOURE.
(Source : L’empire de Ghana. Le wagadou et les traditions de Yéréré.)

Dans le titre d’honneur, l’ancêtre du clan est Sora Sadyo Moudou TOURE , il fut Manga.
Wali TOURE est son fils, il fut Manga.
Nyara Wali TOURE est son petit fils, il fut Manga.
Moudou TOURE qui est de cette lignée fut le premier élu (Kaya Maga) de son clan et sera le dernier à régner sur le Wagadou. Alors que Bida vivait dans un labyrinthe profond, Moudou Touré qui régna, devint « grimpeur de colline ».
Il prit le pouvoir du « haut » de sa nouvelle religion(Islam) ; la « colline » est à l’opposé du « gouffre de Bida ».





Diaméra Sokona. Le nom de famille Sokona.



Diaméra Sokona :(le tunka de la générosité et de l’élégance). Le nom de famille Sokona.
Source(Livre): l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré .

« Diaméra Sokona, fils du premier fade du Manga, bonsoir
Diaméra, fils de Birama, bonsoir
Savant, scrupuleux, sérieux, reflechi, bonsoir
Diaméra, fils de Birama, fut le premier à donner sa fille qui était belle « aux seins pleins » à Bida.»
Diaméra Sokona est né en Egypte, à Nakata ; il vint au monde avec la richesse, les vertus guerrières et la générosité.
Les dimo du Wagadou se rassemblèrent pour se rendre auprés de Diaméra Sokona, ils discutèrent sur l’état de Wage :
« Certains dirent qu’être Wage c’est être riche
Diaméra Sokona répondit non : c’est être généreux et non riche,
Certains fils de gessere dirent qu’être Wage c’est être riche en hommes
Diaméra Sokona répondit non : c’est être généreux et non riche en hommes,
Certains d’entre eux dirent que c’est être chef de guerre
Diaméra Sokona répondit non, non : c’est être généreux et non chef de guerre,
Et il dit que la générosité, c’est la méditation, la réflexion et la clairvoyance.





Térékiné Sogouna :
l’ainé des fils de Dinga.
Le nom de famille Sogouna ou Sokouna.




Térékiné Sogouna : l’ainé des fils de Dinga.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

Il reçut le kasi « porc- épic » et devint maitre de la pluie, il devint aussi gudumakanke.
L’ainé de Dinga et de Dyanguiné Bori, qui aurait dû assumer la chefferie et ne pouvait supporter l’autorité de son cadet Diabé élu chef, Térékhiné Sogouna abandonna la troupe et alla s’installer ailleurs.
Il avait reçu, d’après la tradition, le pouvoir d’agir sur la pluie et les eaux terrestres, avec une petite louche rituelle, kasi, dite « porc- épic » : il y a là une allusion au fait que ce kasi était gravé de « signes » qu’evoquent les piquants noirs et blancs de cet animal (les piquants de porc -épic placés sur le masque de Komo rappellent l’existence de « signe graphiques ». Les fondements de la société initiatique du Komo). En réalité Térékiné aurait reçu quatre kasi correspondant aux quatre éléments : « eau, air, feu et terre »,





Diabé Cissé, le premier des Cissé , le premier Kaya Maka.



Diabé Cissé, le premier Kaya Maka. Le nom de famille Cissé.
(Source : L’empire de Ghana. Le wagadou et les traditions de Yéréré.)

Nous savons que la migration conduite par Dinga s’arrêta au Diafounou (Yélimane) et qu’il n’arrivera pas au Ouagadou.
Il mourut près de la mare de Diokha. A sa mort, son benjamin Diabé CISSE fut élu chef au détriment de son aîné Térékhiné Sokhona. Celui-ci abandonna la troupe et alla s’installer ailleurs.
Quand il arriva au Ouagadou, Maghan DIABE était suivi de quarante quatre clans, des autres enfants de Dinga.





Le nom de famille SACKO : Origine et histoire.



Le nom de famille SACKO : Origine et histoire.
(Source : l’empire de Ghana. Le Wagadou et les traditions de Yéréré (Livre).

1-Makhan SACKO (le laveur du déshonneur), ancêtre des SACKO.
Le Wagadu, « pays des wage », avec comme capitale Koumbi, comportait quarante quatre(44) clans (familles) assumant diverses autorités pendant toute la durée de l’empire du Wagadou.
Les six (6) fils de Dingha furent à l’origine des six premiers clans, qui ont les patronymes suivants :
Cissé (Diabé), Sogouna(Térékhiné), Bérété(Tomona Maghan Dyan), Touré (Sora Sadyo Moudou), Diané, Koma.
Les trente-huit autre clans qui ne descendent pas de Dingha étaient ceux issus des guerriers compagnons de Dingha ; ils sont venus avec lui de Sonna (Egypte).





Histoire: Origine des Diawara.La légende de Daman Guilé Diawara



Histoire des Soninké.Origine des Diawara.La légende de Daman Guilé Diawara.
Les Diawara (les fauves de Dia) n’étaient pas à l’origine des Soninké. Youssouf Tata CISSE(Prof.d'Histoire et chercheur) nous informe que « les Diawara de Tounoufou et Sambouya seraient parmi les premiers occupants du Mandé.
Comme la plupart des clans malinké, notamment les Boula, (Camara, Kamissoko, Bagayoko, Doumbia), ils auraient quitté le Ouagadou à la suite des grandes sécheresses qui ravagèrent ce pays.





Histoire des Soninké: Le nom de famille Soninké.

Le nom de famille Soninké.
Les kagoros, les Wagués, les noms d’honneur ( jammu karé)
Aux dires de beaucoup d’anthropologues, historiens et ethnologues les Soninké sont un peuple très ancien car leurs origines remontent au-delà de Ouagadou.
L’ Empire Soninké de Ghana serait très antérieur à l'Islam car 22 souverains ont régné avant le Prophète Mohamed et 22 autres après lui, donc l’ Empire de Ghana a été dirigé par 44 souverains avant son apogée.





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